La Galerie Zlotowski présente « Véra Molnar, une faille dans le système », exposition consacrée à l’artiste.
Cette dernière fait également l’objet d’un stand dans la section Premise d'Art Basel Paris.
Les œuvres présentées ont été réalisées entre 1947 – date de l’arrivée de Véra Molnar à Paris depuis la Hongrie – et 1968, année durant laquelle elle a découvert l’ordinateur qui deviendra ensuite son outil privilégié.
Cet ensemble de gouaches, collages, dessins et peintures pourrait être à première vue considéré comme un préambule aux développements postérieurs, c’est-à-dire à l’art numérique qui a fait entrer Véra Molnar dans l’histoire de l’art. Ces suites géométriques décalées, ces formes parfois biomorphiques réalisées dans les années 1940 et 1950 convoquent Sonia Delaunay et Sophie Taeuber-Arp, Jean Arp et Theo van Doesburg, le constructivisme et l’art concret.
L’artiste d’origine hongroise élabore le concept de machine imaginaire à la fin des années 1950 et qui pose les bases de l’art assisté par ordinateur qui a suivi à la fin des années 1960. La machine imaginaire qui précède la vraie machine est un programme issu de son esprit qui liste les formes simples incontournables et les interdits dans les compositions.